Une histoire Québécoise de presque 50 ans

L'histoire du match

Le match d’improvisation est réglementé par des codes de jeu que tient à faire respecter l’arbitre sur scène. Dans un temps limité, suivant un thème et une catégorie imposés, deux équipes de six comédiens (3 filles/3 garçons) doivent créer une scène commune et se retrouver dans un même univers en quelques secondes... Et cela sans s’être concertées au préalable ! Un spectacle unique et éphémère à chaque scène.


Exemples (infimes !) de catégorie de jeu :

Auteur (Molière, Shakespeare, Feydeau, Tarantino, Audiard, Tolkien, etc...),

Genre théâtral ou cinématographique (théâtre de Boulevard, western, comédie musicale, science-fiction, spot publicitaire, etc...),

Improvisation jouée en muet, avec accent, en abécédaire, doublage, épistolaire, figure de style, rimée, libre, peau de chagrin, etc..

Le public, élément primordial du jeu

Muni de ses deux cartons de couleur (une couleur représentant une équipe), le public vote en faveur de celle qu’il estime avoir présenté la meilleure performance après chaque improvisation. Les voix sont décomptées et l'arbitre donne le point à l'équipe remportant le vote. Celle totalisant le plus grand nombre de points remporte le match : applaudissements, cris, sifflements, conspuassions de l’arbitre, mauvaise foi, le public met tout en œuvre pour influer sur le résultat du vote.

La piste aux étoiles

Si l’on a compris que le but ultime du match d’improvisation est simplement le divertissement et le plaisir du jeu, la victoire donnée à une équipe n’a aucune autre symbolique que la préférence d’un vote des plus subjectifs, accordé par un public généreux mais aussi joueur ! Il n’y a aucun championnat, aucune coupe, mais juste le souvenir d’une soirée éphémère.



Dans ce même esprit, le public choisit également de distinguer symboliquement les 3 joueurs du match qu’ils ont préférés, en leur remettant des étoiles, pour les récompenser de leur interprétation, leur fantaisie, leur charisme, leur humour ou leur générosité dans la construction des histoires.

 Une histoire Québécoise de plus de 40 ans

Devant l’effervescence populaire québécoise autour du hockey sur glace, le comédien montréalais Robert Gravel , eu l’ingénieuse idée d’associer le théâtre au sport national n°1 pour remplir ses salles de spectacle.


En 1977, il créa la Ligue Nationale d’Improvisation du Québec . Initialement prévue pour ne durer que les quatre jours de représentation, la LNI n'a cessé de croître pour s'établir dans la culture québécoise. Elle est devenue un tremplin pour plusieurs comédiens, tout en se propageant dans les écoles, cégeps, et université du Québec à la suite des premières télédiffusions des matches, dans les années 1980.


Un mondial d'improvisation fut organisé, rassemblant des équipes francophones de France, Belgique et Suisse. Le concept a aussi vu le jour en plusieurs autres langues que le français, et de l'improvisation du type LNI se pratique maintenant sur tous les continents (source : Wikipedia ).

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